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La guérison surnaturelle

Simon HolleyLa Guérison Simon Holley, Bedford, RU

 

     Au club de gym, une dame se tourne vers l'inconnue qui est près d'elle et qui semble clairement souffrir. Elle lui demande : "Est-ce que quelqu'un a déjà prié pour votre cheville ?". Deux minutes après, l'inconnue qui auparavant évaluait sa douleur à 8 sur une échelle de 10, s'en va en marchant, totalement libérée de cette douleur ! Un courriel arrive au bureau de l'église de la part d'un jeune homme de 18 ans : "S'il vous plaît, remerciez de ma part les deux membres de votre église qui ont prié pour moi au Jardin public. Je ne suis pas encore guéri mais ils ont été si gentils avec moi que j'aimerai les revoir pour mieux les connaître". Un homme à son bureau demande discrètement s'il peut prier pour un jeune couple qui n'arrive pas à avoir d'enfant. Ce sera en fait la troisième fois qu'il prie dans son bureau et qu'il voit des couples stériles concevoir miraculeusement alors qu'ils en étaient incapables jusque là, même après des traitements médicaux !

     Ces histoires viennent toutes de gens qui se décriraient eux-mêmes comme des croyants ordinaires, et qui sont membres de notre église locale. Il y a quatre ans, pourtant, peu de gens étaient guéris, même lors de nos cultes du dimanche. Mais Dieu, dans sa miséricorde, nous a embarqué dans une aventure radicale qui fait que maintenant, quatre ans plus tard, nous avons vu près de 200 non croyants être guéris ou améliorés dans les rues. En plus de ceux-ci, d'innombrables autres ont été guéris dans nos églises au Royaume Uni et à l'étranger. Des jambes se sont rallongées, des tumeurs ont disparu, des oreilles sourdes se sont mises à entendre, et de nombreux maux, douleurs ou blessures, qu'ils soient bénins ou graves, se sont améliorés ou ont été totalement guéris. Est-il possible de créer dans l'église locale une culture qui permette à des croyants ordinaires de démontrer la puissance de Dieu dans leur vie quotidienne ? Est-il possible de créer des églises tellement pleines de la puissance de Dieu que les visiteurs non croyants puissent déclarer : "Certainement, Dieu est au milieu de vous" ? Nous croyons que c'est possible, et cet article décrit quelques uns des points clés de notre voyage vers cela...

 

Mystère, guerre et miséricorde

 

     Dans son livre Doing healing, Alexander Venter, dit que la guérison recouvre trois mots : le mystère, la guerre et la miséricorde. C'est un excellent plan pour réfléchir sur la guérison. Explorons-le dans l'ordre inverse.

 

     La miséricorde

 

 

     Nous découvrons la richesse de la miséricorde de Dieu dans la vie de Jésus. Il a clairement guéri les gens "en voyant les oeuvres que faisait le Père". Le fait de comprendre que "votre Père a trouvé bon de vous donner le royaume" (Luc 12:32), et donc que c'est le bon plaisir de Dieu de nous donner le royaume, change notre regard en face des personnes malades. Lorsque nous permettons à nos coeurs de se fondre avec Son coeur pour les corps et les vies brisés, la guérison coule bien mieux que si l'on faisait appel à une divinité réticente à nous écouter. Nous avons pleuré lorsqu'une nouvelle croyante s'est levée dans notre église, totalement libérée de la douleur, et qu'elle a raconté comment, pour la première fois, elle avait pu danser avec ses enfants, après des années de douleurs dorsales chroniques. Des douleurs qui la laissaient pratiquement paralysée. Son Père céleste a pleuré avec nous !Une clé pour nous, a été d'introduire dans chacun de nos cultes, des 'interview' de 3 minutes témoignant de l'activité du royaume. Cela a élevé le niveau de la foi, en balayant le frein tenace au témoignage individuel dans notre vie quotidienne, et a convaincu nos coeurs sceptiques du fait que Dieu aime guérir et qu'il aime le faire par nous. Un témoignage récent entendu dans une église que nous visitions commençait ainsi : "J'étais très cynique..." et se terminait par "Jusqu'à ce que Dieu me guerisse d'une blessure qui m'a empêché de courir pendant des années". Ces 'interview' ont aussi été un tremplin pour nous amener à prier pour des malades qui avaient une pathologie du même ordre. Récemment, une dame qui avait une blessure cervicale depuis 15 ans a été libérée de sa douleur sans que personne ne prie pour elle. Elle a simplement entendu des histoires selon lesquelles Jésus guérissait d'autres personnes. Certains d'entre vous vont guérir en lisant cet article. C'est la puissance du témoignage (envoyer-nous un mail si c'est le cas !).Nous avons eu à apprendre comment recevoir ces histoires. Au début, nous pensions qu'un applaudissement poli et retenu suffisait. Maintenant, nous comprenons que nous ne pouvons même pas guérir un simple ongle incarné par notre propre force. Chaque guérison ou amélioration doit être célébrée car tout cela vient d'un Dieu bon et est la démonstration de sa miséricorde. J'ai passé des années les regards fixés sur les chaises roulantes que Dieu de vidait pas. Depuis, j'ai appris que le fait de célébrer Dieu pour ce qu'il fait déjà, plutôt que pour qu'il ne fait pas, créé l'atmosphère pour qu'il fasse plus. Dieu donne aux orgueilleux ingrats, mais il aime donner à ceux qui sont humblement reconnaissants.

 

     La guerre

 

     En Actes 10:38, Pierre déclare que "Jésus-Christ allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l'empire du diable". Apocalypse 21:4 nous dit aussi que dans le royaume des cieux il n'y a plus de mort (et par conséquent plus de maladie), ni de douleur, et nous avons été instruits à prier "Que ton règne vienne". Il est donc clair qu'une partie de notre mission est de faire la guerre à toutes les oppressions qui n'appartiennent pas au ciel de notre Père. Jusqu'à ce que Christ revienne, "Il y a un temps pour mourir" (Ecclésiaste 3:2) mais, sauf direction très forte qui se substituerait à cela, notre pratique habituelle doit être de "guérir les malades" car nous sommes en guerre contre les maladies, dans le contexte même de l'avancement de son royaume.Il y a 3 clés importantes dans le combat : les paroles de connaissances, l'audace et la persévérance. Il y a quatre ans, nous manquions des trois ! Notre église m'a regardé ainsi que d'autres personnes 'taper à côté' dans les paroles de connaissances tant de fois, que cela m'a parfois fait reculer. Mais après quatre années où l'on a 'agité ce don dans tous les sens', un changement radical s'est produit. Avant une réunion assez récente, un rêve m'a amené à donner cette parole : "Quelqu'un ici a été abusé par un homme qui s'appelle ..." et j'ai donné le nom. De façon incroyable, ce n'est pas une mais six personnes, deux hommes et quatre femmes, qui avaient été abusés ou harcelés par quelqu'un qui portait ce même nom. Le Roi est alors venu pour libérer les captifs !Concernant l'audace, je me suis rendu compte que le fait de raconter des histoires où l'on a 'loupé le coche', ou bien où l'on s'est 'planté', peut être aussi puissant que de raconter celles où l'on a réussit. L'audace dans ce combat du royaume est une clé et nous devons croître dans cette dimension.L'une de nos histoires favorites est celle d'une femme qui faisait une croisière avec un ami athée qui avait une jambe plus courte que l'autre. 'Dieu peut te guérir' a-t-elle déclaré audacieusement en disant que c'était déjà arrivé par le passé. Devant un groupe de personnes tout à fait sceptiques, elle a commencé à prier pour n'avoir comme récompense que les rires moqueurs de ses amis devant l'absence de résultat. 'Arrêtez de rire' leur a-t-elle lancé, 'Dieu est à l'oeuvre'. Et à l'instant, la jambe plus courte s'est rallongée et les douleurs lombaires ont disparu, provoquant un choc autant chez les observateurs que chez la personne guérie ! La persévérance parle d'elle-même. 'Il faut toujours prier, et ne point se relâcher' nous dit le Docteur Luc (Luc18:1). Nous avons beaucoup d'histoires de gens guéris après 4 ou 5 temps de prières plutôt qu'instantanément. Dieu est dans tout ça, et tout va bien !

 

     Le mystère

 

     La phrase de John Wimber selon laquelle "le royaume, c'est le 'déjà' et le 'pas encore ' " explique de façon utile que, comme ce fut le cas lors du jour du débarquement Allié en Normandie, la Croix a été 'le débarquement' du royaume de Dieu sur la Terre. Mais de la même façon que les combats ont continué avant la Capitulation définitive, nous vivons en ces temps, avant le Retour de Christ, où le royaume est déjà là en partie mais pas dans sa plénitude définitive. Cependant la question demeure : "A combien avons-nous droit dès maintenant ?".Même si nous devons être conscients du danger d'attendre plus que ce que Dieu promet, mon sentiment est que Jésus s'inquiétait du fait que nous attendions trop peu de ce que le Père voulait faire, plutôt que trop ("Mais, quand le Fils de l'homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre?" Luc 18:8). Pas une fois il n'a reprit ses disciples pour avoir eu trop de foi, en revanche, à plusieurs reprises il les a reprit pour en avoir eu trop peu... Le souci qui nous travaille est celui de ceux qui ne sont pas guéris. Est-il possible de créer une culture d'église où l'on prie régulièrement pour les malades, mais où l'on continue aussi à accueillir ceux qui ne sont pas encore guéris ou qui ne le seront peut-être jamais dans cette vie ? Je crois que oui.L'une des clés est d'apprendre à gérer la déception. La maladie est clairement une oeuvre de l'ennemi, et Dieu dans sa souveraineté l'a permise pour une saison, et en même temps, il nous demande de guérir les malades. C'est un vrai mystère et une vraie tension avec lesquels nous devons apprendre à vivre. Au Ciel, nous allons adorer, mais c'est nous avons le privilège unique sur cette Terre de louer Dieu à travers la souffrance. On pourrait paraphraser beaucoup de psaumes : "Dieu, je n'ai pas encore ce que je demande, mais je sais tout de même que tu es bon". Cela pourrait devenir notre cri. En abandonnant notre droit à comprendre, nous nous plaçons nous-mêmes dans une position où l'on peut recevoir la paix de Dieu qui surpasse toute compréhension. C'est depuis ce lieu que beaucoup dans notre église voit les autres guérir, même si eux ne le sont pas encore. Le premier décès que nous avons eu dans l’église après que nous ayons commencé à prier régulièrement pour les malades, étaient une dame qui est morte d’un cancer du sein. Alors qu’elle approchait de la fin, j’ai demandé à Angie ce qu’elle aimerait dire à notre église King’s Arms. M’attirant plus près d’elle, elle me murmura : « Tu leur dira de ne jamais laisser tomber dans la prière pour la guérison des cancers ». On l’a aimé et on a pris soin d’elle jusqu’à la fin, et deux jours après, elle est décédée. Ce fut un de ces moments qui pourrait être rapporté dans Hébreux 11. Et donc, non n’avons pas laissé tombé. Depuis ce moment là, nous avons vu quatre personnes aillant soit un cancer du sein diagnostiqué, soit un nodule du sein, guéris. Pour deux de ces cas, le nodule a disparu pendant la réunion même. Notre plus grande défaite est devenue le terreau de nos plus grandes victoires. Quel mystère ! Comme Randy Clark le dit : « Nous ne pouvons garantir que les gens seront guéris, mais nous pouvons garantir qu’ils seront aimés ».

 

     La guérison ne remplace pas la nécessité d’avoir un super accueil le dimanche matin, ni d’avoir des groupes de maison plein d’amour, ni d’avoir une prédication et une louange centrées sur Christ, ni toutes les autres choses qui font d’une église une belle église. Mais Jésus voulait très clairement que la guérison soit au centre des ses communautés nouvelles. Il a dit : « Allez… et guérissez les malades… ». Notre réponse ? « Oui Seigneur ».